Vidéo de la conférence « Que reste-t-il du discours de Ramsay de 1736 ? »

Conférence publique organisée à l’occasion du 290e anniversaire du discours de Ramsay, l’un des textes fondateurs de la Franc-maçonnerie, samedi 28 février 2026 à Paris. Avec le concours de la Loge d’Études et de Recherche République Universelle et en présence de Pierre BERTINOTTI, Grand Maître du Grand Orient de France ; de Philippe GUGLIELMI, Très Sage et Parfait Grand Vénérable du Grand Chapitre Général du Rite Français et de Pierre MOLLIER, représentant le Grand Collège des Rites écossais et son Très Puissant Souverain Grand Commandeur Christian CONFORTINI. Intervenants : Philippe FOUSSIER, ancien Grand Maître du Grand Orient de France, Laurent SEGALINI, conservateur du Musée de la Franc-Maçonnerie, Bertrand SABOT, essayiste, membre du GODF et Cécile REVAUGER, professeure des universités, historienne de la Franc-Maçonnerie

Conférence publique « La liberté de la presse en danger » avec Boualem SANSAL

Dans le cadre des Chantiers de la République, en présence de Pierre BERTINOTTI, Grand Maître du Grand Orient de France, une conférence publique sur le thème de la Liberté de la presse est organisée au GODF avec la présence exceptionnelle de : Boualem SANSAL
(Écrivain) et récemment élu « Immortel » à l’Académie française, Gérard BIARD (Rédacteur en chef de Charlie Hebdo) et Dominique PRADALIÉ
(Présidente de la Fédération internationale des journalistes (FIJ)).

Sous la lumière silencieuse de la Lune

À ce moment de mon cheminement, j’ai ressenti la nécessité profonde de m’arrêter un instant sur un symbole discret mais essentiel, celui dont la lumière ne brille qu’à travers le reflet : la Lune.  

Elle ne resplendit pas par elle-même ; elle reçoit, puis renvoie. Elle ne domine pas le ciel ; elle l’accompagne de sa lumière douce, apaisante, parfois trouble. Elle ne dévoile pas tout ; elle rappelle que la clarté se découvre par étapes, au rythme des cycles et du silence.

Pourquoi la Lune ? Peut-être parce qu’au moment où je m’éveille à la dimension spirituelle du travail, j’ai besoin d’une lumière qui n’éblouit pas, mais qui guide.  

Peut-être aussi parce que la Lune incarne le symbole d’un savoir que je ne possède pas encore, mais que j’entrevois à travers les voiles du mystère.

Le propos que je tiens à partager aujourd’hui s’inscrit dans cette contemplation. Je cherche à comprendre comment la Lune éclaire mon chemin d’apprentissage, alors que j’apprends encore à regarder sans pouvoir tout voir.  

Car la Lune est à la fois lumière réfléchie et miroir intérieur ; elle enseigne la lenteur et la transformation ; elle garde le seuil de toute révélation.

Ainsi, je développerai ce travail selon deux axes :

– la Lune comme lumière réfléchie et symbole de l’apprentissage, celle qui éclaire sans brûler et m’apprend à recevoir avant de rayonner.  

– Puis, la Lune comme miroir de ma conscience et guide de ma transformation, celle qui renvoie à l’intime de soi et conduit doucement vers l’harmonie des contraires.

I. La Lune est une lumière réfléchie et le symbole de l’apprentissage,  

Entrer dans le Temple, c’est d’abord entrer dans un espace d’éveil. C’est laisser derrière soi la lumière trop crue du monde, pour apprivoiser peu à peu la clarté apaisée de cet espace.  

Au sortir de l’initiation, je me retrouve plongé dans une atmosphère qui ne ressemble à rien de connu : des symboles silencieux, un décor ordonné, une lumière tamisée qui semble vivre d’elle-même. C’est alors que mon regard se pose sur la Lune, placée à l’Orient, symboliquement associée au Soleil et au Vénérable.

Cette Lune éclaire doucement. Elle n’est pas le centre du monde, elle n’en a pas la puissance, mais elle y dépose une clarté qui apaise l’esprit.

Cette lumière est celle de mon regard en quête, du savoir encore fragile, de la conscience en formation. Elle est aussi l’image du silence qui entoure toute naissance spirituelle : avant de parler, il faut apprendre à écouter ; avant de vouloir comprendre, il faut savoir recevoir.

Dans le monde profane, la Lune a toujours été un symbole de mystère. Les civilisations l’ont associée à la féminité, à la lunaison, à la fécondité et au rêve. Elle règle le rythme des marées et du temps, accompagne la Terre sans jamais la quitter.  

Mais au-delà de la science ou des mythes, elle demeure la compagne de la nuit : fidèle, silencieuse, parfois absente, mais toujours promise à revenir. Elle rappelle ainsi à l’homme la loi du retour et l’impermanence des choses.  

Dans son éternel changement se dévoile une leçon de stabilité : celle de la constance dans la cyclicité.

Cette constance, je la découvre à travers mon propre travail. Au fil des tenues, je comprends que la Loge est elle aussi un astre vivant, rythmé par la lumière du Soleil et celle de la Lune.

La lumière de l’un vit dans l’autre ; la connaissance se propage non par imposition mais par réverbération.

La Lune incarne ainsi la lumière réfléchie : celle qui ne brûle pas, mais qui éclaire patiemment. C’est la lumière de l’ombre, intermédiaire entre la nuit et le jour. Elle enseigne la délicatesse et l’humilité qui accompagnent toute quête.  

Sous ses rayons, j’apprends à ne pas confondre compréhension et possession. Je découvre que la vérité initiatique ne s’octroie pas dans la clarté absolue, mais s’offre dans le clair-obscur d’une perception à demi voilée.

Cette lumière du doute devient alors formatrice. Comme la Lune dépend du Soleil, je dépends encore des enseignements qui me guident. Mais de cette dépendance naît une profonde liberté : celle de recevoir pour transformer.  

Car la lumière réfléchie n’est pas simple imitation ; elle est recomposition, adaptation intérieure. Ce que le Soleil dit dans l’éclat, la Lune l’interprète dans le silence. Ce que le Maître enseigne dans la parole, je le mûris dans le secret du travail sur moi.

Le temple, illuminé par cette clarté lunaire, devient un lieu de lente gestation. Il ne s’agit pas de fuir l’ombre, mais de l’habiter, de la comprendre comme un espace fécond où se prépare la lumière.  

La Maçonnerie n’oppose pas ombre et clarté ; elle les relie. La Lune se fait donc le symbole de ce passage, de cette pédagogie par laquelle j’apprends à discerner avant de juger, à observer avant d’agir.

A mesure que je progresse, je sens qu’elle se déplace, elle ne guide plus seulement mon regard, elle devient miroir de ma conscience.

II. La Lune, miroir de ma conscience et guide de ma transformation,

En effet, la lumière que je reçois ne reste pas immobile. En entrant dans ma conscience, elle devient miroir. Ce miroir, c’est celui de la Lune. Elle ne se contente plus d’éclairer le Temple ; elle éclaire mon intérieur, révélant ce que je porte déjà en moi sans toujours le reconnaître.

En Maçonnerie, toute lumière reçue appelle la réflexion : non pas au sens intellectuel, mais au sens symbolique – réfléchir la lumière comme on reflète un regard. J’apprends ainsi à me lire moi-même à travers la Lune. Elle me renvoie mon image, parfois déformée, parfois voilée, mais toujours fidèle à ce que je suis dans l’instant : un être en transformation.  

En regardant la Lune, je contemple mon propre devenir.

Cette métaphore se double d’un enseignement alchimique. La pierre brute que je taille devient peu à peu translucide telle l’albâtre. Ma conscience se déleste de ses opacités, de ses illusions, de son orgueil, pour devenir capable de refléter la clarté sans altération.  

La Lune guide ce passage du noir au blanc, de la pesanteur à la lumière ; elle est l’astre des métamorphoses, le témoin de mon travail intérieur.

Dans la Loge, la Lune veille silencieusement sur la parole. Sous son influence, celle-ci devient rare, mesurée, dense. Le silence prend valeur de signe. Il ne s’agit plus de taire pour cacher, mais de taire pour écouter.  

Chaque parole prononcée sous la Lune engage, car elle naît d’une méditation. Le langage cesse d’être profane pour devenir sacré. Ainsi, la Lune m’enseigne la maîtrise de la parole, le respect du silence et l’attention portée aux nuances de l’écoute.

Dans cette atmosphère, la transmission maçonnique prend tout son sens. Mes Frères et Sœurs plus avancés deviennent des lunes pour moi : ils reflètent la lumière solaire du Vénérable sans la transformer en éclat aveuglant. Ils transmettent avec discrétion, bienveillance et mesure.

À mon tour, je m’inscris dans ce mouvement : je reçois pour comprendre, je médite pour me transformer.

La Lune, gardienne du seuil, accompagne ma marche entre deux mondes. Elle veille à la frontière entre visible et invisible, entre action et contemplation, entre assurance et doute. Cette position intermédiaire n’est pas faiblesse, mais équilibre.  

La sagesse lunaire consiste à marcher sur la ligne fragile qui sépare la clarté brutale de l’obscurité confuse, à me tenir dans le juste milieu où la compréhension naît.

Cet équilibre s’exprime par la relation entre le Soleil et la Lune : le Soleil symbolise l’esprit éclatant, la raison claire et l’autorité de la parole – la Lune exprime l’âme réceptive, l’intuition et la profondeur silencieuse.  

Leur union forme l’harmonie du monde et la mienne. Car la lumière véritable n’est ni le jour total ni la nuit complète : elle est ce passage, ce clair-obscur où je trouve ma justesse.

À la fin du cycle, lorsque la Lune s’efface, elle n’a pas disparu : elle s’est unie à la lumière du jour.

La lune demeure pour moi le guide silencieux de mon travail intérieur.

Puisse-je, à son image, apprendre à recevoir la Lumière, à la méditer longuement avant de la transmettre, pour qu’un jour, à mon tour, je puisse refléter, sans éblouir la clarté du Soleil intérieur. 

Divers aspects de la pensée contemporaine, émission du dimanche 1er février avec le Grand Maître Pierre Bertinotti

Invité de l’émission Divers aspects de la pensée contemporaine sur France Culture ce dimanche 1er février, le Grand Maître du Grand Orient de France, Pierre BERTINOTTI, souligne la dynamique particulièrement positive de notre obédience, tant au regard de l’augmentation de ses effectifs que de la place qu’occupe le GODF au sein de la société française et dans le débat public. Il évoque également la question essentielle de la laïcité, notamment sous l’angle de sa constitutionnalisation, ainsi que plusieurs autres thématiques d’importance.

Ecoutez l’émission du 1er février 2026

Vidéo « Table Ronde RAVENNE / ROYER : Les secrets du Thriller Maçonnique »

Rencontres Culturelles Maçonniques Lyonnaises édition 2025

Table Ronde Jacques RAVENNE / Christophe ROYER : Quel message maçonnique à travers nos œuvres ? Leurs ouvrages sont attachés aux valeurs humaines et à la fraternité. Faisant la part belle à l’imaginaire ils s’appuient sur des vérités scientifiques ou historiques. Pourquoi le Thriller est-il le meilleur outil pour parler de Franc-Maçonnerie ? Dans cette table ronde exceptionnelle enregistrée aux Rencontres Culturelles Maçonniques de Lyon, deux maîtres du suspense échangent sur leur art : Jacques Ravenne (co-auteur avec Éric Giacometti de la saga culte Antoine Marcas) et Christophe Royer (auteur de thrillers lyonnais comme Famille décomposée).

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Vidéo « La Laïcité pour les nuls : Liberté, Séparation et Idées reçues »

Rencontres Culturelles Maçonniques Lyonnaises édition 2025

Table Ronde Michel Miaille / Thomas Meszaros / Philippe Roblin , animateur : Bernard FIEUX : La loi de 1905 et la liberté absolue de conscience Voile, Crèches, Hanouka à l’Élysée : Que dit vraiment la loi de 1905 ? La laïcité est un concept de philosophie politique, qui pose la séparation des Eglises se et de l’Etat. Elle vise ainsi à assurer pour tous, les meilleures conditions d’un développement spirituel et moral, dans le plus strict respect des libertés fondamentales que sont la liberté de conscience et la liberté de penser. La liberté est consubstantielle à la spiritualité. Celle-ci permet à l’homme de s’élever au-dessus de tout ce qui l’empêche de penser librement, de dépasser le moi partiel et partial, les préjugés et les passions, pour aller vers une perspective universelle ».

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Interview de Pierre Bertinotti pour les 120 ans de la Laïcité sur France Inter

Pierre Bertinotti, grand maître du Grand Orient de France : « La laïcité, c’est un combat »

Alors que la loi du 9 décembre 1905 fête son 120ᵉ anniversaire, Pierre Bertinotti, élu en août 2025 à la tête de la plus ancienne loge maçonnique française, revient sur son parcours, les valeurs républicaines des francs-maçons et leur combat historique pour la séparation de l’Église et de l’État.

A écouter sur France inter / mardi 9 décembre 2025

Dénomination du Carrefour de la Laïcité à Boussy-Saint-Antoine le mardi 9 décembre pour l’anniversaire des 120 ans de la Laïcité

Pour l’occasion du 120eme anniversaire de la promulgation de la Loi du 9 décembre 1905 « Loi concernant la séparation des Églises et de l’État« , le Maire de Boussy-Saint-Antoine Romain Colas et le Conseil municipal vous invitent à la cérémonie de dénomination du Carrefour de la Laïcité, situé à côté parking Saint-Thibault (Cours Neuenhaus / Rue de Rochopt) à Boussy-Saint-Antoine, le mardi 9 décembre 2025 à 19h.

Informations sur le site internet de Boussy-Saint-Antoine